La fenêtre, c’est la vue de ma fenêtre - tous les jours une nouvelle est prise mais c’est souvent la même prise.
Dans ce tableau-carré de pelouse, des éléments apparaissent,
se meuvent - immobiles - et disparaissent.
Au début, mon regard avait un repère, le tronc de cet arbre.
Petit à petit, le regard a glissé sur ce poteau esseulé ; marque l’espace dans ce temps - qui passe - toujours le même ?
Emilie, l’appartement attend, le temps passe et passe tes essais. Dans ses pièces apparaîtront bientôt les nôtres. Tu les disposera, tentant plusieurs choses et t’y reprenant à plusieurs bras.
Tu prendra des images.
Elles resteront pour nous et vous : on y verra cet appartement - fond de ta toile ; et les pièces là – immobiles – disparaître.
Une fenêtre c’est regarder en face le temps qui passe. Si l’herbe
est toujours plus verte chez le voisin, en réalité la vie y coule
de la même façon.